L'histoire de l'OPH

5 mai 1950 : Création par décret de l’Office public d’habitations à bon marché de Gennevilliers (OPHBM), sous l’impulsion de la municipalité dirigée par le maire communiste Waldeck l’Huillier. Il s’agit alors de reconstruire et de construire après guerre, pour loger les populations les plus modestes dans des conditions décentes et en contrepartie d’un loyer raisonnable.
1951 : Le sigle « bon marché » est remplacé par celui d’HLM, habitations à loyers modérés. L’Office devient un établissement public rattaché à sa collectivité, la Ville de Gennevilliers, et est alors soumis aux règles applicables aux administrations.
1954 : l’Office appelé Office public municipal d’HLM conclut des conventions de gérance avec la Ville de Gennevilliers qui, depuis 1934, a fait du logement social une priorité.

 

L’essor des quartiers

Entre 1955 et 1973, Gennevilliers change de visage et devient une ville moderne. Trois grands quartiers sortent de terre : Les Agnettes, le Fossé-de-l’Aumône et le Luth, tandis que la ville se dote de toutes les infrastructures nécessaires à son développement : réseau de voiries, larges avenues, écoles, équipements sportifs, culturels, de loisirs et de santé.
C’est dans le quartier des Agnettes que le premier grand ensemble voit le jour, en 1955, avec la construction de l’immeuble de la rue Henri-Musler, suivi par ceux des rues Charles-Alban et Louis-Denaux, puis par trois tours rue Julien-Mocquard. En 1963, s’achève la 2e tranche, avec la barre Victor-Hugo. La 3e tranche, appelée « Les nouvelles Agnettes », est édifiée entre 1966 et 1973.
Entre 1958 et 1960, plus de 1 000 logements sont construits au Fossé-de-l’Aumône, qui compte 4 000 habitants en 1961.
1971-1973, l’aménagement du quartier du Luth voit la construction de la barre Gérard-Philipe, des immeubles Jean-Jacques-Rousseau et Lénine, dans lesquels, selon les premiers locataires, les appartements plus vastes et plus modernes sont les « plus beaux de la ville ». Pour les familles qui découvrent les HLM, c’est l’avènement d’un nouveau mode de vie.

 

De nouveaux défis

Dans les années 80, les premiers HLM, qui ont 30 ans, ont vieilli et il faut envisager leur réhabilitation. Mais les financements manquent, tandis que la loi Barre, votée en 1977, qui remplace l’aide à la pierre par l’aide à la personne porte un coup fatal au logement social. Privée des subventions de l’Etat, Gennevilliers ne construira pas de logements entre 1975 et 1985, alors que la population augmente et que les logements manquent.

Dans les années 80-90, Gennevilliers, ville d’industrie et de métallurgie, avec des usines comme Chausson, Carbone Lorraine, Général Motors connait une mutation économique très importante. La désindustrialisation entraine alors d’importants plans de licenciement plongeant de nombreux habitants dans des situations économiques graves. L’Office qui loge la plupart d’entre eux est très concerné. 

 

 

Une mutation réussie

Peu à peu, la ville panse ses plaies et accueille de nouveaux secteurs d’activité économique. Il faut repenser l’espace, redynamiser les friches industrielles et désenclaver la ville. Ce sera fait avec le prolongement de la ligne 13 du métro et l’arrivée du tramway, en 2012, qui traverse la commune de part en part.
Les besoins en matière de logement social ont évolué. Finies les barres et les tours, les HLM des années 90 sont de petites unités, on recherche une certaine diversité et on  veille à la qualité de l’espace public. Dans le même temps, la réhabilitation et la rénovationdes bâtiments anciens a débuté. En 2006, ce sera tout le quartier du Luth qui bénéficiera d’une vaste opération de rénovation urbaine destinée notamment à l’ouvrir sur la ville.

L’OPH aujourd'hui

2007, l’Office public municipal d’HLM devient l’OPH, Office public d’Habitat et acquiert le statut d’Etablissement public local à caractère industriel et commercial (EPIC). Tout en réaffirmant sa volonté de :
- loger dans de bonnes conditions les populations gennevilloises et leur permettre une mobilité au sein du parc HLM
- diversifier l’offre de logements
- éradiquer définitivement les points résiduels d’habitat indigne et favoriser, notamment, l’accès au relogement des femmes victimes de violences conjugales.
- développer et diversifier l’offre de logements en réponse aux nouveaux besoins, avec notamment la construction de l’écoquartier Chandon-République, sur l’ancienne friche industrielle des usines Chausson, dont la moitié des 1700 logements prévus seront du logement social (750 pour l’Office).
- refuser la vente des logements sociaux afin de maintenir intactes toutes les capacités de relogement des familles, ce que réaffirme chaque année le conseil d’administration de l’Office.